Pourquoi développer les qualités physiques dans les sports de combat
- Christophe FRANCK

- 27 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 août
Améliorer les qualités physiques dans les sports de combat répond au besoin d'être en mesure de réaliser des gestes spécifiques explosifs - frappes, projections, touches - et d'actions complexes - déplacements, évitements, attaques - réalisées le plus vite possible et répétées un nombre important de fois.

Les paramètres suivant doivent être pris en compte pour répondre de façon adaptée :
Les mouvements doivent être répétés en maintenant un haut niveau d'activité sur l'ensemble de la rencontre.
La coordination spécifique doit être la plus optimisée possible afin d'être précis et efficace lors des actions.
Toutes les chaines musculaires doivent être développées afin d'avoir un ensemble équilibré et éviter les blessures.
Vitesse, force explosive, endurance et mobilité articulaire
La vitesse et la force explosive combinées à la technique (gestuelle spécifique) sont des facteurs primordiaux pour la performance. Comme une rencontre dure en général entre 2 à 5mn, sur un nombre de reprises allant de 2 à 12, le pratiquant doit être en mesure de répéter ces actions sur le temps total.
La vitesse
Vitesse d'exécution de gestes techniques incluant la vitesse de réaction
Vitesse d'enchaînement
Vitesse de déplacement
Vivacité (combiné des facteurs précédents)
La force
Force explosive sur les gestes, enchaînements et déplacements spécifiques
Renforcement des jonctions corps - tête, corps - train inférieur et membres - tronc
L'endurance
Endurance d'efforts répétés de très courte et courte durée à haute intensité
Endurance de moyenne durée à intensité élevée
Endurance de plus longue durée
La mobilité articulaire
Amplitude articulaire pour faciliter le contrôle des mouvement et réaliser l'ensemble des gestes techniques avec efficacité en limitant les blessures
Organisation de la préparation physique
La préparation physique peut être organisée de différentes manières en fonction des objectifs recherchés, du niveau du combattant et de la période de la saison. Trois formes d’organisation sont distinguées : la préparation physique dissociée, la préparation physique associée et la préparation physique intégrée.
La préparation physique dissociée
Dans la préparation physique dissociée, les séances à dominante physique sont séparées des séances consacrées au travail technique et tactique. Les exercices utilisés peuvent être relativement éloignés des gestes de la discipline : musculation, course, bondissements, ergomètre, exercices de mobilité, etc. Ils ne reproduisent pas nécessairement les mouvements sportifs, mais permettent de développer des qualités physiques qui pourront ensuite être exploitées dans la pratique.
Cette organisation présente l'avantage majeur de contrôler précisément la charge d'entraînement et de développer une qualité physique sans être limité par les contraintes techniques ou tactiques de la discipline.
La préparation physique associée
La préparation physique associée constitue une organisation intermédiaire entre le travail dissocié et le travail intégré. Les exercices physiques et techniques sont regroupés au sein d'une même séance, mais chacun conserve une fonction clairement identifiée.
Les exercices physiques sont alternés avec des exercices techniques, selon une organisation cohérente. Par exemple, un travail explosif peut être suivi d'une séquence technique destinée à exploiter immédiatement la qualité développée. L'avantage principal est de pouvoir réaliser l'ensemble du travail dans le même lieu, le plus souvent la salle de combat. L'entraineur peut également proposer et superviser tous les exercices.
La préparation physique intégrée
Dans la préparation physique intégrée, les qualités physiques sont développées directement à travers les situations techniques et tactiques de la discipline. Le sportif travaille simultanément les dimensions physiques, techniques et tactiques.
L'objectif n'est donc plus uniquement de développer une qualité physique de manière isolée, mais de permettre au combattant de l'exprimer dans les conditions les plus proches possible de la pratique réelle.
Il s'agit davantage d'une utilisation des qualités physiques que d'une méthode permettant de les développer de manière analytique. Un sparring à haute intensité, par exemple, peut solliciter simultanément l'endurance, la puissance, la vitesse, les déplacements, la prise d'information et les choix tactiques.
Cette organisation est particulièrement intéressante lorsque l'objectif est de maximiser le transfert vers la performance spécifique.
Périodisation de l'entraînement
Afin de progresser, chacune des qualités citées doit être soumise à un entraînement adapté, méthodique et répété. Il pourrait être imaginé qu'en pratiquant l'activité seulement, ces qualités pourraient progresser. Cela peut être vrai pour des débutants. Mais pour des sportifs plus confirmés, d'autant plus si ce sont des compétiteurs, il est nécessaire d'organiser l'entrainement et le développement des qualités physiques en fonction des cycles compétitifs.
La périodisation de l’entraînement est une méthode qui consiste à organiser les charges, les intensités et les contenus de travail sur des cycles planifiés (semaines, mois, année). Elle permet d'optimiser la progression, d'éviter le surentrainement et les blessures, de développer l'ensemble des qualités physiques et d'adapter l'entrainement au calendrier des compétitions tout en espérant être au pic de forme lors des rendez-vous importants.



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